Je décide d’écourter la croisière

Dimanche 9 juillet 2023

Le mouillage que j’ai choisis convient parfaitement à mon état d’esprit après la dernière mésaventure. Un endroit paisible, non soumis à des vents compliqués et hyper sécurisant au niveau de la qualité de ses fonds. J’adore cette côte de Grèce, on l’appelle la riviera grecque ou la côte d’Azur grecque. Il y a effectivement des similitudes, des villas luxueuses (mais en nombre très restreint comparativement à la côte d’Azur), des forêts de pins, un régime météo doux avec des vents prévisibles et constants et enfin une véritable douceur de vivre. Je souhaite rester ici deux jours. Lorsque l’on reste à un mouillage plusieurs jours, il n’y a pas grand chose à raconter. Je me baigne, je lis, je dors, je glande etc.

Mais ce matin, je me décide de relever l’ancre pour aller faire quelques courses à Porto Helli distante de… quelques centaines de mètres. Le moment est un peu pénible car il commence déjà à faire chaud et je dois m’activer avec l’annexe car le moteur hors bord, évidemment, ne marche pas convenablement. Finalement, rectification, ne marche pas du tout ! Car il n’a aucune poussée. Et en plus de ça, mon annexe fuit. J’ai hâte de finir ce que j’ai à faire et retrouver mon mouillage pour le reste de la journée et la soirée. Cet endroit est le deuxième de la croisière où je serais capable de rester au moins une semaine.

Le soir arrive, doucement, et avec lui le calme de la nuit. Pas un souffle ne vient perturber ce moment bénis des dieux. Sous les dernières lueurs du soleil couchant, j’aperçois la tête d’une tortue marine à plusieurs reprises.

Lundi 10 juillet

J’ai pris une décision ! Je raccourcis mes vacances d’une semaine. Mes filles me manquent trop et j’estime en avoir déjà bien profité. Cap donc sur le golfe Saronique. Un bon vent d’ouest commence à souffler, idéal pour rejoindre les environs de l’île d’Hydra.

J’arrive rapidement au niveau de l’île de Spetses et croise, au mouillage, un magnifique quatre mâts. Je mets maintenant cap au nord et empanne par babord. En prenant le vent grand largue, celui-ci perd en puissance et ma vitesse de croisière en prend un coup. Mais je reste fidèle à mes engagements nautiques, je ne mets pas le moteur, même si on se traîne un peu.
Comme d’habitude, à la pointe sud ouest de l’île d’Hydra, le vent s’oriente maintenant du nord avec force et je dois louvoyer tout en aillant pris soin d’envoyer ma trinquette. Je voulais initialement mouiller dans quelques criques sauvages de cette île mystérieuse et désertique mais je n’ai pas confiance et décide de continuer. Je contourne ainsi l’île de Dokos, voisine d’Hydra pour aller sur un grand plan d’eau idéal pour passer la nuit, juste en dessous d’Ermioni. Cette ville ne m’intéresse guère car j’entends, pourtant de très loin, un vacarme musical insupportable (l’appellation « musical » n’est pas opportun…).

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