Bilan de la courte croisière d’été

Dimanche 16 juillet 2023

Ça y est c’est fini pour cet été.  Babar a retrouvé ses quartiers et je l’abandonne à nouveau à sa solitude, que je partage avec lui car je laisse toujours une part de moi même, sur ce champs, face à la mer. Je lui confie mes souvenirs pour qu’il en soit le gardien impassible devant la mer Egée et le Meltem jusqu’à ce  que, à nouveau, je lui redonne sa liberté et le chevauche vers de nouvelles aventures.

Je suis en train de déguster mon dernier repas grec avant d’embarquer pour le ferry. Un verre d’Ouzo, une friture de petits poissons, des feuilles de vignes et de la feta. Je me lève, il est temps de partir.

Passons maintenant au bilan de cette édition.
Il y a quelques similitudes avec la croisière du printemps dernier.  Tout d’abord le nombre conséquent de milles parcours en un temps limité : 372 milles nautiques en deux semaines.
Ensuite la forte proportion du parcours réalisé à la voile : 82 heures.
Et enfin, parfois beaucoup de solitude dans certains mouillages.

Comme je l’ai déjà écrit, j’arrive un peu au bout de l’intérêt de la solitude systématique sur mes navigations. J’ai parfois croisé des plaisanciers en famille, qui certes ne faisaient pas la même performance que moi à la voile, mais semblaient heureux d’être là, sur l’eau, en bateau, en famille. Et pour la première fois, je les regardais avec envie. Pas une envie jalouse car je m’en moque de la vie d’autrui, plutôt un empressement à vivre moi aussi l’expérience certainement unique du partage et de la transmission. Vouloir transmettre quelque chose sans l’expérience est vulgaire. C’est pour ça que je n’ai que rarement respecté les professeurs au collège, lycée, la plupart ayant une connaissance théorique forte mais quelle expérience de vie transmettent-ils, quelle flamme allument ils ? Je me suis toujours méfié d’eux, en particulier quand j’ai vu un prof d’économie au lycée habillé comme un pouilleux. S’il avait la maîtrise et l’expérience de l’économie, il aurait du fric et n’enseignerait pas dans un pauvre lycée à 2000€ par mois ! De toute façon, ils ne m’ont jamais apprécié, n’étant finalement concentrés que pour les fayots et les bonnes élèves sans aucune difficulté. Finalement ils ne sont que les préparateurs à la médiocre vie en société et dans les entreprises. Tout pour les minables, les suiveurs et les gnous. Rien pour les rebelles et les aventuriers. Heureusement que mes parents et mon grand père paternel ont joué ce rôle de passeurs et m’ont donné le goût de la découverte et de l’aventure.
J’estime aujourd’hui avoir la légitimité de pouvoir apporter à mon tour quelques connaissances, sur un paquet de choses, pas que sur la mer ! J’espère garder la passion et trouver la patience… rendez vous à la prochaine croisière…

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