Croisière d’été 2024 en famille

Dimanche 21 juillet 2024

Première journée en famille mais d’abord première journée de détente au Lavandou pour les habituer en douceur au retour à la vie de bateau. Le soir de leur arrivée j’ai prévu de nous faire livrer un aïoli provençal directement sur Babar, la classe ! Ma Raphaëlle, quant à elle, est excitée du voyage et de nos retrouvailles et a du mal à trouver le sommeil.
Le sur-lendemain nous mettons le cap sur Port Cros, tout à la voile en mode tranquille. Je prends la bouée la plus proche du ponton aux annexes pour pouvoir aller à terre à la rame sans difficulté. Le site est toujours magique et j’ai beau y être déjà allé plusieurs fois c’est à chaque fois un enchantement. On a l’impression d’arriver sur une île préservée comme au premier jour. Nous allons à terre découvrir, le temps d’une balade, la somptueuse forêt méditerranéene. Raphaëlle gambade comme un cabri malgré ses dix huit mois. Nous lui faisons sentir les odeurs de la garrigue et de la forêt de pins. Je me rends compte à quel point elle grandit au fil du temps avec des poussées et des accélérations quand nous sommes tous les trois ensemble, notamment dans nos aventures en bateau, propices aux stimuli de toutes sortes. Ici c’est une manière pour moi de lui faire à son tour ressentir ses origines Méditerranéennes.

Mais nous devons avancer dans  nos vacances et allons, le temps d’attendre le vent, sur Porquerolles. Nous arrivons vite sous bonnes conditions et prenons une bouée dans le port à 100 mètres du ponton pour, là aussi, amarrer l’annexe et partir en exploration. Ici ce sera velo et baignades notamment dans la baie Notre Dame située le plus à l’est de l’île et à une vingtaine de minutes à vélo. Raphaëlle est dans son siège bébé, derrière moi, et je l’entends, durant tout le trajet faire des commentaires et baragouiner. Ce séjour est, comme d’habitude sur Porquerolles, un enchantement, malgré le monde estival.

Place maintenant à une navigation plus longue qui va nous faire passer le cap Sicié pour rallier Sanary sur mer. La navigation se passe en partie au moteur et l’autre partie à la voile en tirant de nombreux bords. Nous mettons sept heures. Mais la récompense est là. Sanary est une jolie station balnéaire typiquement provençale. Il y a longtemps que j’y étais allé en bateau à bord de Marsouin, avec Carine en 2010 je crois.
La grosse déception vient de la plage, plutôt sale et très fréquentée. Mais Raphaëlle nous a fait un spectacle, un soir, alors que nous étions au restaurant. Impossible à tenir en place, elle s’est mise à danser au milieu de tout le monde. Toujours cette joie de vivre, ce sens de la vie.
Après cette escale un peu urbaine, j’ai envie de retrouver la mer. Nous décidons d’aller mouiller l’ancre au pied des falaises du cap Canaille à deux encablures de Cassis. Nous faisons une belle navigation toute à la voile en doublant le fameux cap du bec de l’aigle devant la Ciotat, une merveille de la nature. Arrivés sur zone le vent thermique souffle fort et je mouille rapidement l’ancre qui s’enfonce dans le sable par sept mètres de fonds. La mer est agitée et la situation inconfortable, mais je sais que tout va se calmer à la nuit tombée et nous passons une belle soirée au pied des plus hautes falaises de France.

Le lendemain nous mettons le cap sur le Frioul car Raphaëlle a besoin de se dépenser, et rester dans le bateau tout le temps n’est pas adaptée à un bébé de son âge. Nous levons l’ancre par un vent faible mais suffisant pour faire de la voile en direction des calanques de Marseille. Mais rapidement, celui-ci forcit et monte jusqu’à plus de quinze nœuds, venant de l’ouest, nous obligeant à tirer des bords. Raphaëlle n’est pas du tout impressionnée par les conditions sportives et nous enchaînons une douzaine de virements de bord. Passés le cap Croisette, nous sommes accostés par une vedette de la gendarmerie maritime nous demandant de changer de cap vers le sud ouest en laissant par tribord des bouées spéciales jaunes, sans nous en préciser la raison. Quelques recherches sur Internet et j’apprends que la zone de navigation entre la pointe rouge, Marseille et le Frioul est fermée pour cause d’épreuves olympiques. Nous devons contourner l’archipel pour aller au port. Qu’à cela ne tienne, même si je me contrefous des jeux olympiques, nous continuerons sous voile. Nous arrivons à nous amarrer sur le quai de la capitainerie après sept heures de voile.

Le séjour est un peu décevant car je trouve que l’île s’est dégradée avec des infrastructures en mauvais état et un environnement sale et mal fréquentée. J’ai hâte de repartir…

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