Lundi 28 juillet
Le vent prévu a commencé à souffler au petit matin. Progressivement, par volutes et petites rafales pour monter en puissance dans la matinée. Le temps est maussade car la Tramontane, au contraire de chez mois, apport des nuages ici. Je reste sur le bateau à me baigner un peu car je n’aime pas aller à terre et laisser le bateau seul quand du gros vent balaye la zone. Celui ci commence à raboter la mer au large et fait faire quelques zigzag à Babar qui est finalement très bien protégé par la haute falaise boisée. J’adore l’ambiance, sèche et électrique généré par ce vent, je me sens bien, apaisé, en sécurité. Cela me rappelle un moment passé sur mon premier Babar dans un crique de Kastos, un peu dans une même situation, à l’abri dans une crique pendant que le vent balayait la mer.
La journée de mardi se passe… comme celle de lundi. A noter, ma rencontre d’un troupeau de chevaux minorquins, noirs et assez petits avec 2 poulains !


Mercredi
Il y a eu un peu de houle cette nuit mais j’ai quand même bien dormi. Réveil à 6h45, le temps d’avaler un petit déjeuner et je lève l’ancre direction une cala plus à l’ouest.
Le vent a faiblit mais ne permet toujours pas de faire voile sur la face nord de l’île. Apres une navigation d’une poignée de milles, la cala Mitjana peu accessible en tant normal car les bouées de baignade sont assez loin et la zone de sable est restreinte. Une fois sur place je suis étonné de ne voir qu’un seul voilier. Allez hop je mouille l’ancre près des bouées de baignade car le vent vient de terre. L’endroit est magnifique, c’est une crique typiquement méditerranéenne telle qu’on se la représente. Des pins descendent des petites falaises ocres ourlées de 3 plages de sable blanc. Cette carte postale a évidement un prix… à partir de 11h, des hordes arrivent sur terre et sur mer. C’est Disneyland. Tout le monde est bruyant, même si je trouve que les gens en petits bateaux de location sans permis sont plutôt aimables et respectueux. Néanmoins je mise plutôt sur une adaptation de ma personne au fil du temps à être plus cool face à ces situations. Je me rappelle il y a 10 ou 15 ans, je devenait dingue. Je pense que c’était du au stress et au fait que je maîtrisais moins bien mon sujet qu’aujourd’hui.
Bref, la journée passe ainsi sans rien de notable à souligner. À part le fait que, le vent venant de mer, je me suis retrouvé dans la zone de baignade et ai donc remouiller plus convenablement. Ceci dit cela n’a pas l’air d’embêter 2 autres bateaux, qui, dans la même situation que moi sont restés ainsi au milieu des baigneurs. C’est embêtant car, meme si chacun fait ce qu’il veut en prenant ses responsabilités, c’est ce genre de comportement qui pousse ensuite les autorités à emmerder tout le monde dans le même sac.




