Samedi 9 août
Aujourd’hui nous franchissons un palier en terme de navigation. 44 milles nous attendent pour faire le demi tour de l’île par le nord direction un mouillage au sud de Ciutadella.
Les conditions sont idylliques avec juste ce qu’il faut de vent pour avancer à la voile dans un grand confort. Les heures défilent en alternant siestes, jeux, rigolades et partage de vues magnifiques sur les reliefs minorquins.
Après 8 heures de mer, nous arrivons sur un mouillage aux couleurs paradisiaques mais avec des méduses œufs au plat, très belles mais peu dangereuses. Dans tous les cas nous évitons de nous baigner dans le doute de réactions allergiques.
Pour récompenser Raphaëlle je lui rempli une piscine d’eau de mer dans le cockpit. C’est la fête avec force jeux d’eau dans tous les sens ! La chaleur commence d’ailleurs à devenir lourde et pesante.
Je note que ce mouillage, pourtant très joli, ourlé de courtes falaises ocres est un peu rouleur et inconfortable.
Dimanche 10 août
Lever tôt, en silence pendant que les filles dorment. Je hisse la grand voile et relève le mouillage. Et là, petit problème… le guindeau se bloque et je dois remonter en partie à la main. Heureusement qu’il n’y a pas de vent. C’est bizarre car je dois passer comme un engrenage en utilisant le cric de remontée manuelle pour qu’il refonctionne à nouveau pour se répliquer. Bref j’arrive à tout remonter et c’est une chance de n’avoir réveillé personne.
Cap sur l’île de Majorque et précisément Alcudia. Tout se fait au moteur car il n’y a pas un souffle. 1h après le départ, deux dauphins se présentent ! Vite je vais réveiller Doriane pour qu’elle assiste à ce fugace spectacle. Et on reprend la monotonie du ronron du moteur.
En fin de matinée nous allons croiser un autre animal emblématique une tortue Caouanne mais hélas morte.

Je décide de faire une pause baignade et nous dirigeons sur la cala Torta situé sur la partie nord est de l’île. Une zone magnifique, vierge de toute habitation. L’eau est d’une couleur à ne rien envier à la Polynésie. Nous allons à terre sur la plage envahie de posidonie pour offrir une récompense à Raphaëlle pour sa patience. Nous sommes émerveillés de la beauté sauvage de Majorque qui n’a rien à envier à la Corse, cette côte faisant penser au désert des Agriates.




Après cet interlude, nous remettons le cap, cette fois par bon vent, sur Alcudia.
Nous mouillons l’ancre à côté du port sur une zone plutôt trouble et au fond boueux. Pour notre dernière soirée, nous allons secourir cette cité balnéaire et allons dîner au restaurant. C’est tout ce que je déteste, touristes à gogo et ambiance sangria. Aucun intérêt.
