Samedi 19 juillet

Je pars seul pour deux semaines de croisière avec comme objectif les Baléares. Mes filles me rejoindront sur Minorque le 2 août. D’ici là je compte naviguer encore et encore.
Pour l’instant cap au sud pour profiter d’un avis de grand frais de nord ouest. Sauf que…en quittant le port c’est plutôt avis de pétole. Il faut que j’attende de doubler Saint Cyprien pour accrocher de l’air.
La houle est par contre bien là et mon estomac est d’entrée de jeu mis à contribution.
J’avance vite et fort mais je paye le début mollasson. Un gros dauphin vient me saluer au large de Cerbère. Finalement je décide de m’arrêter à Cadaques car j’ai pris trop de retard pour aller plus loin. D’un autre côté il est préférable de commencer la croisière sur un rythme plutôt cool.
D’ailleurs, je reste sur Cadaques pendant deux jours pour laisser passer un fort coup de vent. Malgré le tarif très prohibitif j’adore m’arrêter dans cette cité que j’aime tant et porteuse de tant de souvenirs. Je suis allé à terre pour me dégourdir les jambes et faire quelques courses.

Dimanche le fort vent de sud prévu balaye tout le plan d’eau avec une houle de un mètre qui balance tous les bateaux comme des bilboquets. Pour moi c’est finalement un bon exercice pour me préparer à la traversée et bien s’amariner.
Lundi
Le vent a basculé nord, les conditions sont parfaites pour descendre un peu plus la côte Catalane. Mon objectif : Palamos.
Dès la sortie de la baie je suis cueilli par une puissante houle et un vent assez fort. Je décide de n’utiliser que le génois entièrement déroulé. Avec cette voile seule, le bateau est moins appuyé qu’avec la grand voile et Babar roule dans les vagues.
Nous allons à une belle vitesse en descendant les plus grosse vagues au surf. La mer est sublime avec différentes perceptions selon le côté où on regarde depuis le bateau. A l’arrière c’est impressionnant de voir des murs d’eau arriver, parfois deferler et porter Babar. Sur le côté face au soleil on ne dirait pas que la mer est bien formée, c’est plutôt une longe ondulation métallique. Devant c’est la guerre où l’on peut anticiper les zones de renforcement du vent, établir sa stratégie.
À ce rythme les heures défilent vite, comme le paysage. Passé le cap Sant Sébastian, les conditions se calment et j’arrive dans la baie de Palamos après cinq heures de bataille. Je plante l’ancre par six mètres de fond sur un vrai lac.
La soirée arrive aussi douce que l’air et la mer. Je dois être en forme pour demain car c’est jour de traversée vers Minorque.


Bon vent des ex KaïtoS ! Devenus terriens et plus cyclistes que jamais…
Et attention aux medicanes !
nous revenons de Queige où nous avons retrouvé l’équipage de Zenon !
Bises Éliane et Jean-Yves
J’aimeAimé par 1 personne
Salut les amis ! Ah que nos navigations en Grèce me manquent ! Mais heureusement toute la Méditerranée est belle. Et surtout maintenant Doriane et ma fille vont m’accompagner. Elle me rejoignent dans 5 j. Je vous embrasse
J’aimeJ’aime