Escale… à l’Escala !

Mercredi 18 mai 2016.
Le réveil sonna à 8h précise. La météo annonçait un vent de sud de 25 noeuds vers 14h. Pile poil dans le sens de notre croisière. Il fallait donc appareiller vers 10h pour faire route sous un vent de sud est modéré le temps d’arriver à l’Escala, port de nos prochains jours riche en souvenirs d’enfance pour moi.

La capitainerie de Port de la Selva fut comme d’habitude adorable. Ils voulaient que l’on participe à des manoeuvres de simulation d’incendie dans le port. Je déclinai l’invitation car le vent nous attendait.
Enfin, le vent… pas au début où nous devions attendre de passer le cap de Creus pour commencer à le sentir. La première heure de nav se fit donc au moteur. A signaler un pêcheur en action de chalut pile sur ma route et surtout sans marques à son bord indiquant son action !!! Ce n’est qu’à environ 100m de lui que je remarquai son chalut à l’arrière. Je fis une embardée pour éviter son sillon.

Nous passions ensuite au près serré devant Cadaquès avec un petit vent de 10 noeuds et nous étions à plus de 6 noeuds !
En regardant avec les jumelles je vis les bouées de mouillage installées ! Ça sent le début de la saison. J’hésitai un instant d’y faire halte mais la météo m’incita à y renoncer (vent de sud jusqu’au milieu de la nuit puis coup de vent de tramuntana pendant 2 jours…).

La navigation continuait tranquilou jusqu’au milieu de la baie de Roses.
Là je vis au large les signes annonciateurs d’un vent fort qui se profilait (des moutons au large suggérant un vent du sud de part la direction des vagues).
Nous arrivâmes en vue de l’Escala au milieu de plusieurs bancs de puffins des Baléares. Ce sont des oiseaux du large assez proches, toute proportion gardée, des albatros. Ils passent leur vie au large et ne retournent à terre que pour s’accoupler. C’était sympa de traverser leur banc et regarder leur envol.

Devant le port je reconnus la baie où j’allais me baigner gamin, le centre ville sur ma droite avec la montée caractéristique, sur la gauche le port qui ne ressemble plus du tout à celui de l’époque. Il a désormais 3 entrées et bénéficie d’infrastructures modernes. Un appel à la radio et c’est un français qui me répondit (alors que je fais toujours mes messages en catalan !) Pour m’indiquer qu’il n’y a personne jusqu’à 15h à la capitainerie et qu’il faut se mette au poste de carburant en attendant.

On s’ammarra, prit un déjeuner de mer (salade de tomates, avocat, conserve de mer, fêta).
Puis arriva un marinero qui nous donna notre place.

Il était temps de partir en exploration sur les terres de mon enfance. La maison est toujours là, les rotisseries de pollastre à l’ast aussi !
Je reconnus également les odeurs de mon enfance : les odeurs marines des rochers du petit port où m’emmenait mon grand père le soir, les odeurs de pins maritimes toujours très présentes. De véritables cristallisations de mon enfance !

Mais la balade fut de courte durée car un gros orage menaçait. Il était temps de retourner au bateau que nous ne quittions plus car la pluie dura toute la soirée. Ambiance tapas et musique bretonne à bord le soir !
La nuit va être humide…

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