Fin de la croisière en famille

Vendredi 22 mai

Quel endroit pourrait être plus beau au monde pour prendre son petit déjeuner que devant Cadaquès par un temps pré estival ? nous sommes conscients de notre privilège que nous dégustons avec délice. Avant de partir nous nous octroyons une petite balade matinale à terre et un petit café à la Sociétat Amistat, lieu emblématique de la culture Cadaquensenc.

Le vent est déjà bon et c’est sous voile que nous quittons la bouée. Une bien belle navigation se présente devant nous avec un bon vent de travers qui me permet d’envoyer le spi et d’avaler rapidement (trop rapidement tellement le plaisir est intense) les douze milles qui nous séparent de notre prochain mouillage, la cala Montgo, proche de l’Escala. La cala est un pur morceau de Méditerranée avec de belles falaises occres, des forêts denses de pins odorants et au fond, des maisons blanches et colorées.

Mais le mouillage n’est pas facile. A cette saison, les arnaqueurs profiteurs de posidonie n’ont pas encore installé l’outil de leur raquet, les bouées d’amarrage loués une fortune pour une journée ou une nuit. Néanmoins, hors de question pour moi de mouiller l’ancre dans la posidonie, je cherche donc à tâtons la zone de sable. J’en trouve une mais je dois m’y prendre à plusieurs reprises pour arriver à y mouiller l’ancre. J’y arrive enfin mais nous sommes, je trouve, assez proche des rochers. D’autant que, après être allé vérifié avec mon masque j’ai constaté que l’ancre est posée devant une zone rocheuse avec tous les risques que cela pourrait comporter si le vent venait à forcir. Je décide donc de rester à bord pendant que les filles vont à terre pour défouler Raphaëlle.

Finalement en début de soirée, le vent s’éteint et nous pouvons passer, une fois de plus, un moment unique sous les étoiles.

Samedi 23 mai

Je me réveille tôt, alors que les filles dorment encore, pour appareiller et rallier le port de l’Escala où j’ai fait une réservation et où ma mère doit venir passer la journée avec nous pour ramener les filles en France. Le temps est très maussade avec une forte humidité. Il y a même de la brume en mer et c’est entièrement au moteur que je fais les 2 milles pour rejoindre le port.

Comme à chaque fois l’accueil au port est irréprochable et on nous octroie une belle place proche de l’entrée du port. Le temps de procéder aux formalités et à la lessive hebdomadaire, nous retrouvons ma mère pour aller déjeuner au restaurant la Clota, établissement créé dans les années 70. Il a donc certainement connu mes grands parents et il doit forcément y avoir un peu de mon ADN d’enfant sur ses tables et chaises. Nous passons un moment rare de famille et je suis heureux d’avoir ces trois filles autour de moi ! il faut maintenant nous dire au revoir car elles retournent sur Canet en fin de journée me laissant à ma solitude traditionnelle et nécessaire. Evidemment j’ai une grosse boule au ventre de les quitter mais je sais qu’une belle aventure se présente à moi pour ma 2e semaine de croisière, en solo cette fois. Ou plutôt devrais je dire en duo… j’enfourche mon vélo pour aller au centre ville et me débarbouiller l’esprit !

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